Le contexte

L’Afrique est ravagée par le VIH/SIDA, qui est la première cause de mortalité sur le continent. Ces ravages socio-économiques frappent surtout les jeunes et les pauvres.

Plus de 2,3 millions de personnes vivent avec le VIH/SIDA en Afrique subsaharienne. La pandémie atteint et anéantit toutes les couches sociales. Le Burkina Faso n’a pas échappé à ce désastre humain et économique qui a mis à nu la lourdeur des traditions, la fragilité du système de santé et la défaillance du tissu social marquée par l’étouffement de la vitalité.

L’épidémie n’a pas eu d’adversaire et s’est vite développée à tous les niveaux. Les chiffres absolus et galopants de nouvelles infections témoignent de façon directe de l’envergure et de l’impact de l’épidémie. Le VIH/SIDA constitue un véritable problème de santé publique et de développement pour le Burkina Faso du fait de sa forte prévalence (5,6% ONUSIDA 2004) et des impacts socio-économiques et sanitaires ressentis dans tous les secteurs de développements. Cette épidémie se caractérise actuellement par :

  1. Le taux élevé de séroprévalence de l’infection à VIH/SIDA et des IST ;
  2. La réponse nationale encore très insuffisante face à l’ampleur de l’épidémie, notamment de la prévention, du dépistage mais surtout de la prise en charge où on note :
    • L’inaccessibilité aux médicaments contre les principales maladies opportunistes.
    • L’incapacité des ménages pauvres à s’attacher les services sanitaires (consultations, soins, analyses, médicaments).
    • Le manque criard de soutien psychosocial et économique aux personnes infectées et leurs familles.
    • La faible attention à l’impact du VIH/SIDA sur les enfants.
  3. La défaillance au niveau des connaissances justes sur les conséquences associées.
  4. La faiblesse des capacités de fonctionnement et d’intervention des organisations à base communautaires bénévoles. Face à l’accroissement quasi exponentiel de l’épidémie, des actions sont menées par les autorités gouvernementales, en témoignent la création du Conseil National de Lutte contre le Sida et les IST (CNLS – IST), le Programme d’Appui au Monde Associatif (PAMAC) et la mise en place d’un cadre stratégique de lutte contre le SIDA.

Malgré l’importance de la mobilisation nationale (Gouvernement, ONG, Associations partenaires), la précarité sociale et économique des ménages, l’accroissement du nombre des orphelins du SIDA, le coût élevé des médicaments et des examens biologiques sont des phénomènes dramatiques, obstacles majeurs auxquels il faut impérativement trouver des solutions si l’on veut une réelle efficacité dans la lutte contre le VIH/SIDA.

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